« Responsabilité sociale et environnementale » : l’entrée du business dans l’ère de la simulation ?

7 11 2008

 

Ma lectrice préférée me parle beaucoup en ce moment de « responsabilité sociale et environnementale » (RSE). Effectivement, pas une grande entreprise qui n’affiche sa vertu. À l’analyse, les prétentions éthiques semblent plutôt se rapprocher d’une logique de simulation, pour parler comme Jean Baudrillard (Cf. Simulacres et simulation, Galilée, 1985). Plus que des stratégies rhétoriques, ces démonstrations de responsabilité opèrent dans l’ordre des signes et de leur manipulation. L’enjeu pour ces entreprises, c’est la réputation, donc le travail sur ce qui risque de préoccuper les esprits soupçonneux. D’où l’importance des rapports et autres outils de communication. Car, au final, dans cette logique de simulation, ce n’est pas tellement l’action sur la réalité qui compte, mais tout le travail de mise en avant de convictions qui finit par tenir lieu de référence à la réalité. La transformation de celle-ci n’est plus alors entrevue que dans une relation complètement distendue, presque accessoire.

 

Sur le cas, connexe et révélateur, des déchets ménagers et de leur gestion, voir une ancienne contribution parue dans Les effets du développement durable, sous la direction de Patrick Matagne, L’Harmattan, 2006. 


Actions

Information

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s




%d blogueurs aiment cette page :