La « consommation durable » comme nouvelle phase d’une gouvernementalisation de la consommation

26 09 2008

 

 

Communication pour l’Atelier 1 (« Regards multiples sur les actions et dispositifs visant à politiser la consommation ») au IXe Congrès de l’Association Française de Science Politique, Toulouse, 6 septembre 2007.

Résumé :

Avec la montée de la thématique environnementale et la mise en avant de l’objectif d’un « développement durable », un intérêt renouvelé pour la sphère de la consommation s’est manifesté de plus en plus nettement du côté des institutions publiques. Cet intérêt, devenu de plus en plus perceptible au fil des années 1990, a prolongé et crédibilisé des mises en cause de plus en plus fréquentes qui se sont exercées à l’encontre des activités liées à la consommation, précisément en les incriminant pour un large ensemble de pressions sur l’environnement.

Les préoccupations écologiques ont ainsi nourri la constitution d’une nouvelle dimension du travail de régulation publique, visant en l’occurrence la partie la plus en aval des circuits économiques. Avec cette impulsion, la consommation est prise comme objet d’intervention. Un objectif vient s’ajouter : celui de la faire évoluer pour en éliminer les effets jugés négatifs et pouvoir la soumettre à des critères de  » durabilité « . Les initiatives engagées ont en fait pris une orientation qui vise principalement la population, essentiellement considérée en tant qu’ensemble d’individus consommateurs. Il est attendu de ces derniers qu’ils prennent conscience de leur part de responsabilité dans les pressions exercées sur les ressources et les milieux naturels et donc de la nécessité d’adapter leurs habitudes de consommation pour pouvoir améliorer la situation.

Pour saisir la dynamique qui semble engagée, cette contribution examine le processus socio-discursif qui vient dans un même mouvement redéfinir à la fois les figures du consommateur et du citoyen pour parvenir à un individu pouvant être intéressé et mobilisé en faveur de prescriptions nouvelles. Elle analyse les logiques à partir desquelles s’est installé dans ce sillage un travail tentant de conformer les actes de consommation à des exigences renouvelées. Ceci permet de mieux saisir les dispositifs institutionnels privilégiés, notamment dans la mesure où ils apparaissent comme le résultat d’un espace des possibles contraint. La contribution termine en pointant les ambiguïtés et impensés qui apparaissent dès lors que les démarches entreprises sont resituées dans des interdépendances plus larges et reliées à des questions et difficultés refoulées.

Le texte complet est encore disponible sur le site du congrès.

Une version retravaillée est également parue dans la Revue française de science politique.


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