Réduisons nos déchets : chiche !

29 11 2008

La “Semaine de la réduction des déchets” se termine. Nouvelle campagne de communication de l’Ademe et nouvelle sollicitation de l’« éco-consommateur ». Ce qui est intéressant et révélateur, c’est de voir comment continuent à être distribuées les responsabilités. Car cette orientation vers des responsabilités essentiellement individuelles peut aussi aider à comprendre les difficultés à réduire les masses de déchets ménagers.

Quelques éclairages à partir de quelques productions personnelles :

- « Le réajustement du rôle des populations dans la gestion des déchets ménagers.

Du développement des politiques de collecte sélective à l’hétérorégulation de la sphère domestique »,

article paru dans la Revue Française de Science Politique, Vol. 49, N° 4-5,

août-octobre 1999.

=> Télécharger l’article

- « Une “consommation durable” pour en finir avec le problème des déchets ménagers ? Options institutionnelles, hypocrisies collectives et alternatives sociétales »,
in Les effets du développement durable, sous la direction de Patrick MATAGNE, Paris, L’Harmattan, 2006.
=> Télécharger la contribution ou voir le texte en ligne

 





« Responsabilité sociale et environnementale » : l’entrée du business dans l’ère de la simulation ?

7 11 2008

 

Ma lectrice préférée me parle beaucoup en ce moment de « responsabilité sociale et environnementale » (RSE). Effectivement, pas une grande entreprise qui n’affiche sa vertu. À l’analyse, les prétentions éthiques semblent plutôt se rapprocher d’une logique de simulation, pour parler comme Jean Baudrillard (Cf. Simulacres et simulation, Galilée, 1985). Plus que des stratégies rhétoriques, ces démonstrations de responsabilité opèrent dans l’ordre des signes et de leur manipulation. L’enjeu pour ces entreprises, c’est la réputation, donc le travail sur ce qui risque de préoccuper les esprits soupçonneux. D’où l’importance des rapports et autres outils de communication. Car, au final, dans cette logique de simulation, ce n’est pas tellement l’action sur la réalité qui compte, mais tout le travail de mise en avant de convictions qui finit par tenir lieu de référence à la réalité. La transformation de celle-ci n’est plus alors entrevue que dans une relation complètement distendue, presque accessoire.

 

Sur le cas, connexe et révélateur, des déchets ménagers et de leur gestion, voir une ancienne contribution parue dans Les effets du développement durable, sous la direction de Patrick Matagne, L’Harmattan, 2006. 








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