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	<title>Le blog de Yannick Rumpala</title>
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	<description>Quelques éléments de réflexion</description>
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		<title>Le blog de Yannick Rumpala</title>
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		<title>La science-fiction comme matériau exploratoire : éléments de méthode et étude de cas</title>
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		<pubDate>Sun, 22 Jan 2012 17:42:32 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yrumpala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction et théorie politique]]></category>
		<category><![CDATA[futur]]></category>
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		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[Des machines très évoluées pourraient-elles un jour participer au gouvernement du collectif ? Jusqu&#8217;à en changer la nature et le fonctionnement ? Des avancées informatiques à venir peuvent-elles conduire à renouveler la conception des formes possibles de l’administration des affaires publiques et de la régulation des activités sociales ? Si oui, dans quelle mesure ? [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1383&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Des machines très évoluées pourraient-elles un jour participer au gouvernement du collectif ? Jusqu&#8217;à en changer la nature et le fonctionnement ? Des avancées informatiques à venir peuvent-elles conduire à renouveler la conception des formes possibles de l’administration des affaires publiques et de la régulation des activités sociales ? Si oui, dans quelle mesure ? Que reste-t-il du politique quand il devient dépendant de systèmes informatisés de plus en plus perfectionnés, comme ceux pouvant amener à parler d’« intelligences artificielles » ? Quelle part de choix peut-il subsister lorsque les formes de délégation à des artefacts techniques complexes deviennent de plus en plus nombreuses ?</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.laffont.fr/site/les_enfers_virtuels_tome_1_&amp;100&amp;9782221127902.html"><img class="alignleft  wp-image-1405" title="Banks _ Les enfers virtuels, Tome 1" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2012/01/banks-_-les-enfers-virtuels-tome-1.jpg?w=150&#038;h=240" alt="" width="150" height="240" /></a>Difficile de répondre à ces questions sans trouver comment amorcer une analyse de techniques qui n’existent pas encore concrètement, ou qui n’existent qu’à l’état de potentiel. Dans un article de 2010 (« Ce que la science fiction pourrait apporter à la pensée politique », <strong><em>Raisons politiques</em></strong>,  n° 40, disponible sur le portail <span style="color:#0000ff;"><a title="Ce que la science-fiction pourrait apporter à la pensée politique" href="http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RAI_040_0097" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong>cairn</strong></span></a></span>), j’avais proposé comme solution de considérer les œuvres fictionnelles axées sur l’avenir comme des supports heuristiques. L’idée était de prendre les œuvres de science-fiction la fois comme un réservoir d’expériences de pensée et comme des formes de problématisations (au sens de Michel Foucault). Ces œuvres n’ont pas forcément été conçues comme des expériences de pensée, mais on peut considérer que la plus large part d’entre elles peut être réutilisée sur ce modèle, autrement dit comme si elles offraient des hypothèses à travailler (Et si… ?). Stimulante, la science-fiction l&#8217;est conjointement pour l’esprit, car elle peut être abordée comme une manière de problématiser non seulement des évolutions dans le domaine de la science (si l’on reste attaché à la dénomination du genre), mais aussi, et peut-être surtout, leurs conséquences plus ou moins directes sur les systèmes sociaux et politiques. À la manière de Michel Foucault (Cf. « Le souci de la vérité », in <strong><em>Dits et écrits 1954-1988</em></strong>, Tome II, Quarto Gallimard, 1994), ces problématisations peuvent être conçues comme des façons pour la pensée de s’emparer d’objets d’apparence relativement nouvelle. Pour être plus précis, elles peuvent être des manières d’interroger des conditions de possibilité, et alors fonctionner de telle sorte qu’entre l’entrée et la sortie de l’œuvre, la représentation d’une question se trouve modifiée. Dans le cas d’une œuvre littéraire, il est d’ailleurs fort possible que ces problématisations ne soient que le réarrangement de représentations diffuses reprises plus ou moins consciemment par l’auteur. Mais cela n’en diminue pas l’intérêt pour autant.</p>
<p style="text-align:justify;">Reconsidéré de cette manière, le matériau fictionnel peut alors trouver des appuis méthodologiques pour devenir lui aussi un support de connaissance, même si sa relation à la réalité peut paraître très détachée. Sur un sujet comme celui des « intelligences artificielles », il peut s’agir notamment de repérer les mises en scène où le lecteur peut voir opérer ces machines « hyper évoluées ». Ces mises en scène sont éparpillées, mais leur rapprochement peut aider à dessiner une configuration relativement cohérente, avec de surcroît le bénéfice d’une liberté intellectuelle permettant de dépasser la question des frontières (largement artificielles) entre ce qui serait technique et ce qui serait politique. Même si les technologies envisagées sont encore hypothétiques, des potentialités peuvent être ainsi actualisées, non pas dans la réalité en l’occurrence, mais dans une construction fictionnelle (qui peut arriver à créer des effets de réalité). Traitée comme une forme de problématisation (avec d’ailleurs sa part de réactivation de mythes plus ou moins anciens), la science-fiction peut alors être mise plus facilement en relation avec d’autres formes de problématisation, comme celles qui existent dans la réflexion politique ou philosophique, ou celles qui trament l’accompagnement discursif de développements techniques.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.laffont.fr/site/les_enfers_virtuels_tome_2_&amp;100&amp;9782221129647.html"><img class="alignleft  wp-image-1408" title="Banks _ Les enfers virtuels, Tome 2" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2012/01/banks-_-les-enfers-virtuels-tome-2.jpg?w=150&#038;h=240" alt="" width="150" height="240" /></a>Reprenons donc plus explicitement le cas des « intelligences artificielles », que j’avais commencé à explorer à partir de l’œuvre de l’écossais Iain M. Banks où il met en scène cette civilisation galactique technologiquement très avancée, hédoniste et libertaire, expansionniste mais bienveillante, qu’il a dénommée la « Culture » (pour une présentation, voir cet <span style="color:#0000ff;"><a title="L’anarchie dans un monde de machines" href="http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/10/02/lanarchie-dans-un-monde-de-machines/" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong>ancien billet</strong></span></a></span>). Bien entendu, la situation actuelle est encore loin de celle présentée dans ce type de roman, et des entités aussi évoluées que les « intelligences artificielles » décrites (des « Mentaux » dans le cas de la « Culture ») n’existent pas encore à proprement parler. Commencent déjà cependant à intervenir depuis quelques années d’autres technologies « intelligentes », de plus en plus intégrées dans l’environnement quotidien (rues, bâtiments, véhicules, etc.) et conçues pour « anticiper » les attentes. Si se poursuivent les développements de cette « intelligence ambiante », individus et groupes humains pourraient ainsi voir leur vie prise dans une forme d’assistance permanente, presque gérée même, et de nature à produire de nouvelles dépendances. À l’Université de Stanford en Californie, le <em>Persuasive Technology Lab</em> par exemple travaille sur des « machines conçues pour transformer les humains ». Les chercheurs du laboratoire se sont ainsi engagés dans ce que son directeur, B.J. Fogg, a appelé la « <a href="http://captology.stanford.edu/about/what-is-capatology.html" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong>captology</strong></span></a> », qui est définie comme : « the study of computers as persuasive technologies. This includes the design, research, and analysis of interactive computing products (computers, mobile phones, websites, wireless technologies, mobile applications, video games, etc.) created for the purpose of changing people’s attitudes or behaviors » (voir aussi B.J. Fogg, <strong><em>Persuasive Technology. Using Computers to Change What We Think and Do</em></strong>, San Francisco, Morgan Kaufmann, 2002).</p>
<p style="text-align:justify;">Une telle évolution des machines, débordant largement les seuls aspects mécaniques, apparaît porteuse de conséquences importantes. Depuis longtemps, l’humanité peuple le monde d’artefacts divers, mais elle semble maintenant en train d’en rajouter toute une gamme aux possibilités nouvelles. En plus des machines transformant l’énergie et/ou la matière opèrent maintenant des machines capables de traiter des flux d’information, et ce dans des quantités et à des vitesses prodigieuses. Il est encore difficile de dire si ces artefacts machiniques pourraient être les prémisses d’« intelligences artificielles » à venir. En tout cas, ils n’interviennent plus comme de simples instruments au service des activités humaines, mais finissent par former un assemblage sociotechnique au sein duquel ils semblent gagner des capacités de régulation plus autonomes. Dans cette évolution, c’est ainsi le rapport du collectif avec ses créations artefactuelles qui est susceptible de changer. Certes, des artefacts non-humains pouvaient déjà bénéficier de formes de délégation de la part des humains. Mais, avec des « intelligences artificielles », l’enjeu pourrait passer à un niveau supérieur. Surtout, un tel enjeu fait typiquement partie des nouvelles questions qui résultent de poussées techniques en cours, mais qu’il est devenu difficile de penser au présent (le risque étant de laisser ces évolutions sans réflexions sur leurs implications sociales et politiques). Même si ces développements possibles ne sont pas encore entrés en fonctionnement, il n’est donc pas inutile de leur donner une mise en situation. Comme j’essaye de le montrer, les productions fictionnelles, en saisissant des potentialités techniques sous une forme imaginaire, peuvent justement contribuer à amorcer des formes de réflexivité, de mise en réflexion collective, et à mettre en contraste différentes voies de réalisation des développements technologiques.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160791X11000728"><img class="alignleft size-full wp-image-1418" title="Technology in society" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2012/01/technology-in-society.gif?w=510" alt=""   /></a>Dans un article presque tout frais, je reprends donc une partie de l’œuvre d’Iain M. Banks en appliquant cette méthode, pour analyser comment une civilisation recourant massivement et de manière presque banale à des « intelligences artificielles » peut voir son organisation politique notablement transformée. La mise en scène littéraire y est en effet suffisamment habile pour permettre de ne pas tomber trop facilement dans le messianisme technologique ou dans les prophéties de malheur où l’humanité finit complètement asservie par les machines. Cet article, intitulé « Artificial intelligences and political organization: an exploration based on the science fiction work of Iain M. Banks », paraît ce mois-ci dans la revue <span style="color:#0000ff;"><a href="http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0160791X11000728" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong><em>Technology in Society</em></strong></span></a></span>, Volume 34, n° 1. Pour les personnes intéressées qui ne seraient pas rattachées à une institution abonnée, une ancienne version, un peu moins complète, est aussi encore disponible <span style="color:#0000ff;"><a title="Communication à Oxford" href="http://www.inter-disciplinary.net/wp-content/uploads/2011/06/rumpalaepaper.pdf" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong>en ligne</strong></span></a></span>. De toute manière, un petit courriel à l’auteur suffit pour avoir une copie.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/yannickrumpala.wordpress.com/1383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/yannickrumpala.wordpress.com/1383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/yannickrumpala.wordpress.com/1383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/yannickrumpala.wordpress.com/1383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/yannickrumpala.wordpress.com/1383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/yannickrumpala.wordpress.com/1383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/yannickrumpala.wordpress.com/1383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/yannickrumpala.wordpress.com/1383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/yannickrumpala.wordpress.com/1383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/yannickrumpala.wordpress.com/1383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/yannickrumpala.wordpress.com/1383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/yannickrumpala.wordpress.com/1383/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/yannickrumpala.wordpress.com/1383/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/yannickrumpala.wordpress.com/1383/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1383&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>Le futur est vite arrivé, et ses machines aussi…</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Dec 2011 09:26:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yrumpala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction et théorie politique]]></category>
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		<category><![CDATA[Philip K. Dick]]></category>
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		<description><![CDATA[Plus fort que la vidéosurveillance (pardon, « vidéoprotection », dans le langage désormais officiel) ! Les drones aériens commencent à quitter les terrains d’opération militaires pour trouver d’autres applications. Par exemple dans la police. Quoi de mieux en effet pour traquer les criminels et délinquants… Mais dans un contexte marqué par des tendances plutôt sécuritaires, il est facile [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1367&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><a href="http://seattletimes.nwsource.com/html/nationworld/2016882681_drones29.html"><img class="size-full wp-image-1368 alignnone" title="Drone policier" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/12/drone-policier.jpg?w=510" alt=""   /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Plus fort que la vidéosurveillance (pardon, « vidéoprotection », dans le langage désormais officiel) ! Les drones aériens commencent à quitter les terrains d’opération militaires pour trouver d’<strong><span style="color:#0000ff;"><a href="http://seattletimes.nwsource.com/html/nationworld/2016882681_drones29.html" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">autres applications</span></a></span></strong>. Par exemple dans la police. Quoi de mieux en effet pour traquer les criminels et délinquants… Mais dans un contexte marqué par des tendances plutôt sécuritaires, il est facile d’imaginer une extension des usages.  En effet, si les coûts de ces supplétifs télécommandés baissent et que la miniaturisation ouvre de nouvelles possibilités, les logiques de surveillance vont pouvoir trouver des capacités supplémentaires, voire s’insinuer encore davantage <strong><span style="color:#0000ff;"><a title="Vidéo-surveillance et détection automatique des comportements anormaux" href="http://www.septentrion.com/livre/?GCOI=27574100816210" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">dans l’espace public</span></a></span></strong>. Bientôt des drones à la place des caméras dans les rues ? Il devient chaque jour plus nécessaire de relire <strong><span style="color:#0000ff;"><a href="http://www.dickien.fr/bibliographie/ABCDick/ABCDick/controle.php" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">Philip K. Dick</span></a></span></strong>…</p>
<p style="text-align:justify;">
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/yannickrumpala.wordpress.com/1367/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/yannickrumpala.wordpress.com/1367/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/yannickrumpala.wordpress.com/1367/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/yannickrumpala.wordpress.com/1367/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/yannickrumpala.wordpress.com/1367/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/yannickrumpala.wordpress.com/1367/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/yannickrumpala.wordpress.com/1367/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/yannickrumpala.wordpress.com/1367/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/yannickrumpala.wordpress.com/1367/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/yannickrumpala.wordpress.com/1367/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/yannickrumpala.wordpress.com/1367/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/yannickrumpala.wordpress.com/1367/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/yannickrumpala.wordpress.com/1367/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/yannickrumpala.wordpress.com/1367/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1367&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
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		<title>Mapping responsibilities for a systemic crisis in a network society</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 10:57:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yrumpala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Networks and rhizomes]]></category>
		<category><![CDATA[crisis]]></category>
		<category><![CDATA[Networks]]></category>
		<category><![CDATA[politics]]></category>
		<category><![CDATA[responsibility]]></category>

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		<description><![CDATA[In order to keep grips on social complexity and thus to have capacities for political action, it is still necessary to find the appropriate tools. In an article published in 2009 (“Knowledge and praxis of networks as a political project”, Twenty-First Century Society, Volume 4, Issue 3, available here for a pdf version of the [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1351&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/17450140903197435"><img class="alignleft size-full wp-image-728" title="21st Century Society" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2009/10/21st-century-society2.gif?w=510" alt=""   /></a>In order to keep grips on social complexity and thus to have capacities for political action, it is still necessary to find the appropriate tools. In an article published in 2009 (“Knowledge and praxis of networks as a political project”, <strong><em>Twenty-First Century Society</em></strong>, Volume 4, Issue 3, available<strong></strong> <a href="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2009/10/rumpala-knowledge-and-praxis-of-networks-as-a-political-project-21st-century-society1.pdf"><strong><span style="color:#0000ff;"><span style="color:#0000ff;">here</span></span></strong></a> for a pdf version of the text), I showed the potential power of the network concept and I proposed to use it more effectively. The challenge is not only to be able to follow the evolution of the world. The challenge, especially in the context of recent months, is also to get out of a situation of “organized irresponsibility”, to use Ulrich Beck’s words: a situation related to the development of what he calls the “risk society” and that would result in the difficulty to find and analyze the origins of often multiple and intertwined risks produced by the industrial system with the advent of modernity (see <strong><em>Gegengifte. Die organisierte Unverantwortlichkeit</em></strong>, Suhrkamp, 1988, translated into English under the title <span style="color:#0000ff;"><a title="Ecological Politics in an Age of Risk" href="http://www.polity.co.uk/book.asp?ref=9780745613772" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong><em>Ecological Politics in an Age of Risk</em></strong></span></a></span>, Polity Press, 1995, and especially the third chapter “<strong><span style="color:#0000ff;"><a title="&quot;Industrial Fatalism: Organized Irresponsibility&quot;" href="http://books.google.fr/books?id=H9QxLtkfNhEC&amp;pg=PA58&amp;lpg=PA58&amp;dq=%22Industrial+Fatalism:+Organized+Irresponsibility%22&amp;source=bl&amp;ots=FA_LNekRCJ&amp;sig=pp0ci28Bg-PX9i_C56KkHHK67ls&amp;hl=fr&amp;ei=YHSyTvb2J8uS8gPSh7z_BA&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=5&amp;ved=0CDQQ6AEwBA#v=onepage&amp;q=%22Industrial%20Fatalism%3A%20Organized%20Irresponsibility%22&amp;f=false" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">Industrial Fatalism: Organized Irresponsibility</span></a></span></strong>”).</p>
<p style="text-align:justify;">Making this type of observation is useful, but it would be unproductive to stop there. Tracing and following the vast networks of the contemporary economic system would precisely allow a better understanding of causal pathways, and consequently avoid dissolving responsibilities or making them ascribable where they should not. This could give the basis for differentiating degrees of responsibility, that is to help see if such groups or types of actors have a greater responsibility than others. Rethinking the understanding of social phenomena by finding the networks that make their frame would be another way of looking at political action and of initiating it.</p>
<p style="text-align:justify;">
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/yannickrumpala.wordpress.com/1351/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/yannickrumpala.wordpress.com/1351/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/yannickrumpala.wordpress.com/1351/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/yannickrumpala.wordpress.com/1351/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/yannickrumpala.wordpress.com/1351/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/yannickrumpala.wordpress.com/1351/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/yannickrumpala.wordpress.com/1351/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/yannickrumpala.wordpress.com/1351/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/yannickrumpala.wordpress.com/1351/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/yannickrumpala.wordpress.com/1351/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/yannickrumpala.wordpress.com/1351/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/yannickrumpala.wordpress.com/1351/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/yannickrumpala.wordpress.com/1351/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/yannickrumpala.wordpress.com/1351/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1351&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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	</item>
		<item>
		<title>Sur l’économisation comme force et comme tendance</title>
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		<pubDate>Sat, 20 Aug 2011 13:07:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yrumpala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[économie]]></category>
		<category><![CDATA[économisation]]></category>
		<category><![CDATA[politiques environnementales]]></category>

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		<description><![CDATA[La place de l’économique, sa dynamique expansive, sont devenues des questions centrales de notre époque. D’une certaine manière, c’est aussi ce sujet que je touchais dans ma thèse, lorsque j’étudiais comment s’était effectuée une réarticulation des considérations écologiques et économiques dans les politiques d’environnement, notamment depuis le milieu des années 1980. À cette occasion, j’avais [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1315&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">La place de l’économique, sa dynamique expansive, sont devenues des questions centrales de notre époque. D’une certaine manière, c’est aussi ce sujet que je touchais dans ma thèse, lorsque j’étudiais comment s’était effectuée une réarticulation des considérations écologiques et économiques dans les politiques d’environnement, notamment depuis le milieu des années 1980. À cette occasion, j’avais proposé le concept d’économisation pour organiser ma réflexion.</p>
<p style="text-align:justify;">Le terme semble maintenant plus couramment répandu, mais dans des usages plus réduits que ce que j’avais essayé de proposer. Le prochain congrès de l’Association Française de Science Politique comprend une « section thématique » qui reprend aussi le terme pour essayer de donner une grille de lecture à l’évolution du secteur public ces trois dernières décennies (« <a title="L’« économisation » du secteur public en Europe" href="http://www.congres-afsp.fr/sectionsthematiques/st27/st27.html" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong>L’« économisation » du secteur public en Europe</strong></span> </a>»). Toutefois, cette reprise peut paraître confuse par les nombreux aspects qu’elle mélange, et qui vont en l’occurrence des politiques de privatisation et de déréglementation jusqu’aux inspirations et importations managériales.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://eu.wiley.com/WileyCDA/WileyTitle/productCd-140517028X.html"><img class="alignleft size-full wp-image-1321" title="Market Devices" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/08/market-devices1.jpg?w=510" alt=""   /></a>En sociologie, le terme d’économisation a aussi été récemment exploité et travaillé par Michel Callon, un des principaux promoteurs français de la sociologie des sciences et des techniques, dans une perspective s’intéressant au départ aux dispositifs d’organisation des marchés et cherchant ainsi à relier approche sociologique et théorie économique. Une petite littérature, notamment en anglais, commence même à se développer autour de ce thème (devenu presque un programme de recherche à part entière), suite à quelques articles publiés dans des revues académiques (Récemment : Koray Çalışkan and Michel Callon, « <span style="color:#0000ff;"><a href="http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/03085140903020580" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">Economization, part 1: shifting attention from the economy towards processes of economization</span></a></span> », <strong><em>Economy &amp; Society</em></strong>, vol. 38, n° 3, August 2009 et Koray Çalışkan and Michel Callon, « <span style="color:#0000ff;"><a href="http://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/03085140903424519" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">Economization, part 2: a research programme for the study of markets</span></a></span> », <strong><em>Economy and Society</em></strong>, vol. 39, n° 1, February 2010). Chez Michel Callon, l’économisation s’apparente à des processus de formatage, par lesquels des descriptions, des actions, des dispositifs vont être qualifiés dans le registre de l’« économique ». Dans cette acception, il a effectivement raison : rien n’est naturellement « économique ». En prenant l’exemple des marchés, Michel Callon montre que ceux-ci n’existent que parce qu’ils ont été construits par des comportements, des dispositifs (de calcul notamment) et des formes d’organisation, voire d’institutionnalisation. Ce sont donc des agencements socio-techniques dont l’émergence n’a rien de spontané et qui tiennent, se développent, parce qu’ils répondent à un certain nombre de conditions.</p>
<p style="text-align:justify;">Je conçois l’économisation dans un sens différent et en tout cas plus large. Pour moi, l’économisation est davantage une tendance qui comporte trois dimensions conjointes, à savoir :</p>
<p style="text-align:justify;">- celle de l’expansion économique érigée en impératif collectif ;</p>
<p style="text-align:justify;">- celle de la rationalité économique comme principe régulateur ;</p>
<p style="text-align:justify;">- et celle de la référence à l’économie en tant que discipline scientifique.</p>
<p style="text-align:justify;">La <strong>première dimension</strong> s’exprime dans des justifications en termes d’accroissement de « richesses » et contribuant ainsi à défendre la poursuite des processus d’accumulation. La <strong>deuxième dimension</strong> est celle de modes de pensée mettant en avant la recherche de l’efficacité, notamment celle associée au « marché » et à ses capacités postulées d’autorégulation. Elle pousse à la généralisation de dispositifs de calcul et de mise en concurrence. La <strong>troisième dimension</strong> reflète l’influence des travaux et d’acteurs se référant à l’économie comme savoir doté d’une scientificité (celle-ci lui assurant une forme de légitimité dans la production et l’utilisation d’argumentaires). J’avais moins travaillé cette dernière dimension dans ma thèse et dans le livre qui en était issu, et j’y suis donc revenu plus spécifiquement dans un article postérieur (« Expertise économique et gestion publique des problèmes environnementaux : mobilisation et utilisation d’un savoir particulier dans un champ de l’univers politico-administratif français », <strong><em>L’Année de la régulation</em></strong>, n° 8, 2004-2005, disponible en <span style="color:#0000ff;"><strong><a href="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2008/09/rumpala-expertise-economique-et-environnement.pdf" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">pdf</span></a></strong></span>).</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://yannickrumpala.wordpress.com/2008/08/24/paru-en-2003/"><img class="alignleft size-full wp-image-1328" title="Régulation publique et environnement" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/08/regulation-publique-et-environnement3.jpg?w=510" alt=""   /></a>Comme je le montrais dans ma thèse, cette économisation est très perceptible s’agissant des problématiques environnementales telles qu’elles sont prises en charge par les institutions publiques. En premier lieu, ce phénomène marque l&#8217;expansion de la rationalité économique dans un champ d&#8217;intervention où celle-ci intervenait auparavant sans bénéficier d&#8217;une position prépondérante. Le traitement étatique des problèmes environnementaux repose ainsi pour une part de plus en plus large sur un cadre de référence régi par l&#8217;application de catégories et de principes économiques (de monétarisation, de gestion et de tarification des « ressources » par exemple). Pour être plus précis, les façons de poser les problèmes, les approches utilisées dans l&#8217;élaboration des programmes d&#8217;action et les modalités de justification des politiques s&#8217;inscrivent de plus en plus dans le prolongement d&#8217;un ensemble de logiques économiques. La monétarisation par exemple, le fait d’essayer de fixer un prix pour un « bien naturel » ou un « service écologique », focalise l’attention sur les valeurs économiques et rend moins visibles d’autres valeurs, moins utilitaires. Je renvoie au <span style="color:#0000ff;"><strong><a href="http://books.google.fr/books?id=hSvVRQspBfIC&amp;printsec=frontcover&amp;dq=%22r%C3%A9gulation+publique+et+environnement%22&amp;hl=fr&amp;ei=AbpPTrfZKYiZOois0PcG&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CCsQ6AEwAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">livre</span></a></strong></span> tiré de ce travail de doctorat pour l’ensemble de l’analyse.</p>
<p style="text-align:justify;">Le phénomène d’ailleurs ne joue pas seulement pour le domaine environnemental. Derrière ce que permet de repérer le terme d’économisation, il y a une question importante qui n’est pas simplement celle de la tendance décelable, mais aussi celle de ses effets. Lorsque les logiques économiques deviennent dominantes, elles finissent par subordonner les fonctionnements collectifs à des séries de présupposés et de contraintes. Elles changent les manières de penser et donc d’organiser les activités en commun. C’est le cœur du politique qu’elles peuvent alors affecter, au risque même de l’évider. Et les débats actuels sur les dettes publiques semblent le confirmer…</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/yannickrumpala.wordpress.com/1315/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/yannickrumpala.wordpress.com/1315/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/yannickrumpala.wordpress.com/1315/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/yannickrumpala.wordpress.com/1315/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/yannickrumpala.wordpress.com/1315/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/yannickrumpala.wordpress.com/1315/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/yannickrumpala.wordpress.com/1315/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/yannickrumpala.wordpress.com/1315/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/yannickrumpala.wordpress.com/1315/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/yannickrumpala.wordpress.com/1315/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/yannickrumpala.wordpress.com/1315/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/yannickrumpala.wordpress.com/1315/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/yannickrumpala.wordpress.com/1315/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/yannickrumpala.wordpress.com/1315/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1315&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Régulation publique et environnement</media:title>
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	</item>
		<item>
		<title>Trois critères pour la recherche d’alternatives</title>
		<link>http://yannickrumpala.wordpress.com/2011/07/08/trois-criteres-pour-la-recherche-d-alternatives/</link>
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		<pubDate>Fri, 08 Jul 2011 14:55:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yrumpala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Ecopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[Lectures]]></category>
		<category><![CDATA[agriculture]]></category>
		<category><![CDATA[alternatives]]></category>
		<category><![CDATA[choix alimentaires]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

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		<description><![CDATA[Le texte qui suit est aussi paru avec quelques légères variations sur le site nonfiction.fr (dans la rubrique « Actualité des idées »), accompagné d’un chapeau et d’intertitres de la rédaction du site.  _ _ _ _ _ _ _             C’est peu de dire que l’idée d’alternative est dans l’actualité. Mais comment se construit une alternative ? [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1298&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Le texte qui suit est aussi paru avec quelques légères variations sur le site <span style="color:#0000ff;"><strong><a href="http://www.nonfiction.fr/article-4826-la_recherche_dalternatives_au_dela_des_incantations_a_la_mode.htm" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">nonfiction.fr</span></a></strong></span> (dans la rubrique « Actualité des idées »), accompagné d’un chapeau et d’intertitres de la rédaction du site.</p>
<p style="text-align:center;"> _ _ _ _ _ _ _</p>
<p style="text-align:justify;">            C’est peu de dire que l’idée d’alternative est dans l’actualité. Mais comment se construit une alternative ? Sur quelles bases peut-elle tenir ? Je commence à réfléchir à la question pour nourrir mes recherches sur les formes d’organisation qui subsistent ou tentent de se développer à la fois en dehors de l’État et du marché. Pour ce type de questionnement, un préalable utile peut être effectivement de revenir à cette idée d’alternative, ou plus précisément de potentialité alternative (si on veut essayer de traduire le terme « <em>alternativeness</em> » déjà disponible en anglais). Est-il encore possible de mettre des alternatives en face des logiques étatiques et marchandes qui se sont sédimentées et combinées au fil des derniers siècles ? En revenant à l’idée d’alternative, c’est donc un espace de réflexion qui peut être à redévelopper.</p>
<p style="text-align:justify;">L’état d’esprit à adopter pour cela peut se rapprocher de celui de du géographe britannique David Harvey lorsqu’il réfléchit aux possibilités de dépassement du « néolibéralisme » : « La question des alternatives est fréquemment abordée comme s’il s’agissait de tracer les plans d’une société à venir et de suggérer l’itinéraire qui y conduit. Il y a beaucoup à gagner à de tels exercices. Mais il faut d’abord initier un processus politique susceptible de nous amener à un point où des alternatives praticables, de réelles possibilités, deviennent identifiables »<a title="" href="http://yannickrumpala.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/pasteword.htm?ver=342-20110630-syntaxhighlighter2.3.9#_ftn1">[1]</a>.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://realutopias.org/envisioning-real-utopias"><img class="alignleft size-full wp-image-1307" title="Envisioning Real Utopias" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/07/envisioning-real-utopias1.jpg?w=510" alt=""   /></a>Travailler seulement sur les possibilités d’identifier ces alternatives paraît toutefois limité : il faut aussi pouvoir les évaluer, ce qui suppose également de construire des grilles pour ce faire. Dans le répertoire des explorations analytiques, Erik Olin Wright en esquisse une qui doit selon lui permettre d’évaluer les alternatives sociales selon trois critères différents : leur <strong>désirabilité</strong>, leur <strong>viabilité</strong> et leur <strong>réalisabilité</strong><a title="" href="http://yannickrumpala.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/pasteword.htm?ver=342-20110630-syntaxhighlighter2.3.9#_ftn2">[2]</a>. Erik Olin Wright, par ailleurs actuellement président de l’<em>American Sociological Association</em>, a été un promoteur de ce qu’on a appelé un « marxisme analytique », une forme de combinaison entre marxisme et philosophie analytique. Sa cible est le « capitalisme » et son projet est de contribuer à construire une « science sociale émancipatrice ». Les trois critères qu’il propose sont à comprendre dans cette perspective. Le premier critère incite à sortir du seul plan des principes abstraits dans lequel se maintiennent beaucoup de théories (il vise notamment certains préceptes marxistes et les <span style="color:#0000ff;"><strong><a href="http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_theories_de_la_justice___une_introduction-9782707141132.html" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">théories de la justice</span></a></strong></span>), pour réfléchir aux institutions qui pourraient les prolonger en étant de surcroît robustes et soutenables. Le deuxième critère permet de réintroduire le contexte socio-historique et les conditions particulières qui peuvent en résulter, étant entendu que ces conditions vont être appréciées à travers le filtre de représentations et de croyances (lesquelles peuvent expliquer que prévale un certain fatalisme ou un sentiment d’impuissance devant ces mêmes conditions). Le troisième critère est une manière de signaler l’importance des rapports de pouvoir et des questions de stratégies, parce que les individus et groupes qui travaillent à l’application d’un projet doivent aussi tenir compte des obstacles et oppositions qu’ils vont rencontrer.</p>
<p style="text-align:justify;">Erik Olin Wright propose en fait ces critères sans les travailler de manière très approfondie (et c’est aussi pour cette raison que j’ai un peu reformulé ses explications). On peut néanmoins les prendre en première approche comme une base de réflexion. Ces critères peuvent être une manière de rappeler que le devenir de propositions ne dépend pas seulement de leur cohérence interne, mais qu’elles doivent aussi trouver un espace social et politique dans lequel pouvoir s’implanter.</p>
<p style="text-align:justify;">Autrement dit, face à des dynamiques politiques ou économiques qui paraissent implacables, lutter contre le sentiment d’impuissance suppose certes de pouvoir montrer des alternatives. Mais ce que permettent de préciser les trois critères précédents, c’est aussi que ces alternatives gagnent d’autant plus de force lorsqu’elles rencontrent des désirs individuels et collectifs, qu’elles peuvent trouver des conditions relativement favorables pour se développer, et qu’elles sont assises sur des stratégies suffisamment solides pour pouvoir affronter les tentatives d’empêchement.</p>
<p style="text-align:justify;">Prenons un exemple. Dans le monde académique anglophone, une littérature s’est par exemple développée sur les « réseaux alimentaires alternatifs » (« <em>alternative food networks</em> »), ces expériences collectives qui cherchent justement des alternatives aux systèmes agroalimentaires industrialisés et globalisés. Cette littérature permet de montrer avec finesse les potentialités mais aussi les difficultés et les ambiguïtés de ces expériences. De manière plus ou moins militante, la recherche d’alternatives peut de fait se vivre aussi à travers l’alimentation, de sa production jusqu’à sa consommation. L’alimentation est au cœur des modes de vie et elle peut donner des prises concrètes facilitant les questionnements et les remises en cause.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://books.google.com/books?id=AtOzA-QiBW8C&amp;pg=PP2&amp;dq=%22Alternative+Food+Geographies:+Representation+and+Practice%22&amp;hl=fr&amp;ei=xT8XTuaAKY-38gPB_aQv&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;ct=result&amp;resnum=1&amp;ved=0CCkQ6AEwAA#v=onepage&amp;q&amp;f=false"><img class="alignleft size-medium wp-image-1310" title="Alternative Food Geographies" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/07/alternative-food-geographies1.jpg?w=163&#038;h=240" alt="" width="163" height="240" /></a>Les trois critères précédents peuvent donc être utilisés pour montrer et préciser les enjeux des expériences qui se développent à travers le monde en réaction aux productions massifiées, standardisées, insipides, écologiquement dommageables. Dans ce domaine agroalimentaire, la désirabilité d’alternatives peut se manifester par des formes d’expression qui ne sont pas forcément directes et précisément formulées. Une part croissante de consommateurs se détourne ou se méfie des produits de l’agriculture intensive et productiviste. Dans des formes plus structurées, différents mouvements sont engagés dans des tentatives de réorientation des pratiques : Slow Food, locavores, Associations pour le Maintien d&#8217;une Agriculture Paysanne (AMAP), etc. Dans cette recherche d’alternatives, ce ne sont pas seulement les produits et leur qualité qui sont en jeu ; comptent aussi les réseaux<a title="" href="http://yannickrumpala.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/pasteword.htm?ver=342-20110630-syntaxhighlighter2.3.9#_ftn3">[3]</a> à travers lesquels ces produits sont échangés, ce qui contribue donc à donner également une importance à la nature des relations (plus ou moins directes, plus ou moins personnalisées) et au type d’échanges (monétarisés ou non, contractualisés ou non) entre producteurs et consommateurs. La viabilité de ces initiatives est recherchée par leur ancrage local, la garantie de débouchés aux productions (c’est un des principes des AMAP), l’installation de relations de confiance entre producteurs et consommateurs, et leur respect des contraintes environnementales. Ces réseaux reconfigurent les formes et les circuits de distribution des produits. Les circuits courts permettent de réduire les transports et le nombre d’intermédiaires. Une question importante reste toutefois de savoir si les avantages apparents peuvent suffire pour que le type de projet porté par ces expériences devienne réalisable à plus grande échelle. L’alternative prendra davantage forme si ces expériences parviennent à sortir de leur situation de niche, mais sans être récupérées par les circuits tendanciellement oligopolistiques. Il ne faudrait d’ailleurs pas idéaliser ces courants d’initiatives outre mesure<a title="" href="http://yannickrumpala.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/pasteword.htm?ver=342-20110630-syntaxhighlighter2.3.9#_ftn4">[4]</a>, mais ils peuvent avoir un effet d’exemplarité.</p>
<p style="text-align:justify;">Toutefois, les forces contraires sont puissantes, conquérantes même, et continuent à orienter les modèles de production et d’organisation des territoires. À Nice où j’habite, les rares surfaces d’agriculture périurbaine qui subsistent dans la plaine du Var risquent de ne pas peser lourd face aux projets d’aménagement en cours (mais labellisés « développement durable », rassurons-nous). La recherche d’alternatives est donc aussi une lutte. Ou plutôt un assemblage de luttes, souvent partielles, et qui ne pourront se rejoindre qu’en trouvant une capacité à s’inscrire dans un projet plus large.</p>
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<hr align="left" size="1" width="33%" />
<div style="text-align:justify;">
<p><a title="" href="http://yannickrumpala.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/pasteword.htm?ver=342-20110630-syntaxhighlighter2.3.9#_ftnref1">[1]</a> David Harvey, « Les horizons de la liberté », <strong><em>Actuel Marx</em></strong>, 2006/2 (n° 40), p. 45. Traduction du dernier chapitre (« Freedom’s Prospect ») de <strong><em>A Brief History of Neoliberalism</em></strong>, Oxford, Oxford University Press, 2005.</p>
</div>
<div style="text-align:justify;">
<p><a title="" href="http://yannickrumpala.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/pasteword.htm?ver=342-20110630-syntaxhighlighter2.3.9#_ftnref2">[2]</a> En version originale : <em>desirability</em>, <em>viability</em>, <em>achievability</em>. Cf. Erik Olin Wright, « Chapter 2: The Tasks of Emancipatory Social Science », in <strong><em>Envisioning Real Utopias</em></strong>, London, Verso, 2010.</p>
</div>
<div style="text-align:justify;">
<p><a title="" href="http://yannickrumpala.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/pasteword.htm?ver=342-20110630-syntaxhighlighter2.3.9#_ftnref3">[3]</a> D’où l’importance à nouveau de penser la configuration de ces réseaux. Voir à ce sujet Yannick Rumpala, « La connaissance et la praxis des réseaux comme projet politique », <strong><em>Raison publique</em></strong>, n° 7, octobre 2007 (article accessible <span style="color:#0000ff;"><strong><a href="http://www.raison-publique.fr/La-connaissance-et-la-praxis-des.html" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">en ligne</span></a></strong></span> ou disponible en <strong><span style="color:#0000ff;"><a href="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2009/01/rumpala-la-connaissance-et-la-praxis-des-reseaux-comme-projet-politique2.pdf" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">pdf</span></a></span></strong>).</p>
</div>
<div>
<p style="text-align:justify;"><a title="" href="http://yannickrumpala.wordpress.com/wp-includes/js/tinymce/plugins/paste/pasteword.htm?ver=342-20110630-syntaxhighlighter2.3.9#_ftnref4">[4]</a> Pour une synthèse des arguments sur les aspects bénéfiques et/ou problématiques mis en évidence par les recherches sur ces expériences, voir par exemple Angela Tregear, « Progressing knowledge in alternative and local food networks: Critical reflections and a research agenda », <strong><em>Journal of Rural Studies</em></strong>, 2011.</p>
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<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/yannickrumpala.wordpress.com/1298/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/yannickrumpala.wordpress.com/1298/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/yannickrumpala.wordpress.com/1298/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/yannickrumpala.wordpress.com/1298/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/yannickrumpala.wordpress.com/1298/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/yannickrumpala.wordpress.com/1298/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/yannickrumpala.wordpress.com/1298/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/yannickrumpala.wordpress.com/1298/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/yannickrumpala.wordpress.com/1298/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/yannickrumpala.wordpress.com/1298/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/yannickrumpala.wordpress.com/1298/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/yannickrumpala.wordpress.com/1298/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/yannickrumpala.wordpress.com/1298/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/yannickrumpala.wordpress.com/1298/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1298&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Envisioning Real Utopias</media:title>
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			<media:title type="html">Alternative Food Geographies</media:title>
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		<title>Environnement et intégration européenne</title>
		<link>http://yannickrumpala.wordpress.com/2011/05/19/environnement-et-integration-europeenne/</link>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2011 16:35:55 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yrumpala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Développement durable]]></category>
		<category><![CDATA[Ecopolitique]]></category>
		<category><![CDATA[environnement]]></category>
		<category><![CDATA[gouvernementalisation]]></category>
		<category><![CDATA[politique européenne]]></category>

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		<description><![CDATA[La revue Politique européenne vient de sortir un numéro spécial (n° 33) consacré à « l’intégration européenne par l’environnement », avec une série d’articles qui s’appuient plus ou moins directement sur le cas de la France. Perspective utile, parce que c’est de plus en plus dans des nœuds institutionnels nationaux et supranationaux que se joue la [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1273&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.cairn.info/revue-politique-europeenne-2011-1.htm"><img class="alignleft size-full wp-image-1274" title="Politique européenne n° 33" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/05/politique-europc3a9enne-nc2b0-331.jpg?w=510" alt=""   /></a>La revue <strong><em>Politique européenne</em></strong> vient de sortir un numéro spécial (<strong><span style="color:#0000ff;"><a href="http://www.cairn.info/revue-politique-europeenne-2011-1.htm" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">n° 33</span></a></span></strong>) consacré à « l’intégration européenne par l’environnement », avec une série d’articles qui s’appuient plus ou moins directement sur le cas de la France. Perspective utile, parce que c’est de plus en plus dans des nœuds institutionnels nationaux et supranationaux que se joue la prise en charge des problèmes d’environnement. Nathalie Berny, qui a coordonné le numéro, montre justement en introduction tout l’intérêt (et même la nécessité) qu’il y a à étudier les politiques environnementales, si on veut bien les comprendre, au croisement de ces différents niveaux institutionnels. De ce point de vue, ces politiques, amenées à se développer compte tenu des enjeux sous-jacents, sont en effet un « laboratoire » de l’intégration européenne, mais aussi des transformations récentes et en cours de l’action publique. D’ailleurs, une bonne part des nouveaux instruments de l’action publique (labels, chartes, standards, etc.) a été expérimentée dans ce « laboratoire ».</p>
<p style="text-align:justify;">Le numéro est aussi l’occasion pour moi de continuer à développer le concept de « gouvernementalisation ». Dans mon article, je pars en effet des objectifs de « développement durable », et de la manière dont ils sont travaillés et traduits politiquement et administrativement, pour montrer qu’ils tendent à faire évoluer le rapport des institutions publiques au changement. Plus exactement, ils tendent à « gouvernementaliser » le changement jugé nécessaire pour adapter la collectivité, à en faire un objet de prise en charge institutionnelle, à justifier un assemblage d’orientations programmatiques, de dispositifs instrumentaux, de procédures. Cet assemblage est encore loin d’être stabilisé, mais il commence à révéler des logiques qui peuvent poser question.</p>
<p style="text-align:justify;">L’article est disponible sur le portail <span style="color:#0000ff;"><strong><a href="http://www.cairn.info/revue-politique-europeenne-2011-1-page-119.htm" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">cairn</span></a></strong></span>, comme l’ensemble de la revue, qui montre d’ailleurs que, sur un même objet, la science politique peut être aussi riche d’une diversité d’approches et d’éclairages.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/yannickrumpala.wordpress.com/1273/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/yannickrumpala.wordpress.com/1273/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/yannickrumpala.wordpress.com/1273/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/yannickrumpala.wordpress.com/1273/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/yannickrumpala.wordpress.com/1273/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/yannickrumpala.wordpress.com/1273/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/yannickrumpala.wordpress.com/1273/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/yannickrumpala.wordpress.com/1273/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/yannickrumpala.wordpress.com/1273/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/yannickrumpala.wordpress.com/1273/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/yannickrumpala.wordpress.com/1273/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/yannickrumpala.wordpress.com/1273/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/yannickrumpala.wordpress.com/1273/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/yannickrumpala.wordpress.com/1273/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1273&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Politique européenne n° 33</media:title>
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	</item>
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		<title>Consommation engagée</title>
		<link>http://yannickrumpala.wordpress.com/2011/04/14/consommation-engagee/</link>
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		<pubDate>Thu, 14 Apr 2011 12:15:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yrumpala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Consommation]]></category>
		<category><![CDATA[consommation durable]]></category>
		<category><![CDATA[consommation engagée]]></category>
		<category><![CDATA[consommation responsable]]></category>

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		<description><![CDATA[Une référence en passant, pour profiter de la reprise (découverte un peu par hasard) de certains de mes textes. La Documentation française a en effet consacré un numéro de sa revue Problèmes politiques et sociaux (n° 982) à la « consommation engagée » (refus de certains produits, préférence pour des produits labellisés, circuits commerciaux alternatifs…). Cette [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1250&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Une référence en passant, pour profiter de la reprise (découverte un peu par hasard) de certains de mes textes. La Documentation française a en effet consacré un numéro de sa revue <strong><em>Problèmes politiques et sociaux</em></strong> (<a title="Problèmes politiques et sociaux n° 982" href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues-collections/problemes-politiques-sociaux/2011/sommaire982.shtml"><span style="color:#0000ff;"><strong>n° 982</strong></span></a>) à la « consommation engagée » (refus de certains produits, préférence pour des produits labellisés, circuits commerciaux alternatifs…). Cette compilation d’extraits d’articles et de contributions est une manière de signaler un champ en pleine reconfiguration et surtout de ne pas rester avec un regard trop naïf sur ce mélange d’actions individuelles et collectives dans l’univers commercial.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=33838&amp;levelCode=home"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1251" title="Beck - La société du risque" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/04/beck-la-socic3a9tc3a9-du-risque.jpg?w=150&#038;h=150" alt="" width="150" height="150" /></a>Parce qu’elle n’est pas qu’une activité de bout de chaîne et qu’elle peut avoir des implications problématiques (pour l’environnement, pour les conditions de travail…), la consommation est revenue dans les débats. Mais, et c’est là où c’est aussi intéressant, pas tout à fait sur le terrain politique. Si la consommation (re)devient un objet de questionnement et d’action, c’est par des processus où le registre moral semble souvent l’emporter sur le registre politique. Le concept de « subpolitique », proposé par le sociologue allemand Ulrich Beck, est peut-être pour cela plus pertinent. Dans ses réflexions autour de ce qu’il a appelé la « <a title="Introduction à la sociologie (cosmo)politique du risque d’Ulrich Beck" href="http://www.cairn.info/revue-du-mauss-2001-1-page-25.htm" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong>société du risque</strong></span></a> » (déjà au milieu des années 1980), il faisait remarquer que les frontières entre le politique et le « non-politique » devenaient plus indéterminées. Ce qui était politique ne suscite plus un intérêt massif et devient « non-politique », donnant ainsi l’impression que toute une série d’institutions continuent formellement à fonctionner, mais dans la vacuité (comme pourrait le confirmer en France l’abstention lors des dernières élections cantonales). En revanche, des activités qui pouvaient ne pas paraître proprement politiques semblent rentrer dans des processus de politisation, ou du moins dans des remises en question qui sont au bord du politique.</p>
<p style="text-align:justify;">Ce semble être le cas pour les activités de consommation, mais sous des formes qui restent effectivement aussi pleines d’ambiguïtés. D’abord, parce que la consommation « éthique », « responsable », « durable », est aussi devenue un marché. Ensuite, parce que, même si le consommateur ne paraît plus passif, il ne s’agit pas forcément de toucher au niveau de vie. De fait, la critique peut avoir plusieurs niveaux, soit en visant certaines formes de consommation, soit en visant la « société de consommation » elle-même.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.ladocumentationfrancaise.fr/revues-collections/problemes-politiques-sociaux/2011/resume982.shtml"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1252" title="Les enjeux de la consommation engagée" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/04/les-enjeux-de-la-consommation-engagc3a9e.jpg?w=150&#038;h=150" alt="" width="150" height="150" /></a>D’où l’intérêt, comme le fait un peu la revue, d’essayer de croiser ces enjeux liés à la consommation avec la problématique de la décroissance. Dans ce courant de réflexion, la question est davantage celle de la possibilité d’améliorer la qualité de vie sans que cette dernière soit indexée à un accroissement quantitatif et continu des consommations matérielles. Mais pousser la remise en cause jusqu’à ce point revient à toucher à une pièce centrale des économies contemporaines. Que la consommation se trouve freinée et surgissent rapidement des discours réactivant une peur de voir grippée la mécanique économique.</p>
<p style="text-align:justify;">Plutôt que de redire des choses que j’ai déjà dites ailleurs, je renvoie directement aux textes qui ont été repris :</p>
<p style="text-align:justify;">- « La décroissance soutenable face à la question du « comment ? ». Une remise en perspective par les processus de transition et leurs conditions de réalisation »,<br />
article paru dans <strong><em>Mouvements</em></strong>, n° 59, juillet-septembre 2009.<br />
<a href="http://www.cairn.info/revue-mouvements-2009-3-page-157.htm" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">=&gt; Télécharger l’article</span></a> ou <a href="http://www.mouvements.info/La-decroissance-soutenable-face-a.html" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">voir le texte en ligne</span></a></p>
<p>- « La « consommation durable » comme nouvelle phase d’une gouvernementalisation de la consommation »,<br />
article paru dans la <strong><em>Revue Française de Science Politique</em></strong>, vol. 59, n° 5, Octobre 2009.<br />
<a title="La « consommation durable » comme nouvelle phase d’une gouvernementalisation de la consommation" href="http://www.cairn.info/revue-francaise-de-science-politique-2009-5-page-967.htm" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">=&gt; Télécharger l’article</span></a></p>
<p>En cherchant bien, on peut aussi retrouver des textes complets des autres auteurs directement en ligne.</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/yannickrumpala.wordpress.com/1250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/yannickrumpala.wordpress.com/1250/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/yannickrumpala.wordpress.com/1250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/yannickrumpala.wordpress.com/1250/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/yannickrumpala.wordpress.com/1250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/yannickrumpala.wordpress.com/1250/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/yannickrumpala.wordpress.com/1250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/yannickrumpala.wordpress.com/1250/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/yannickrumpala.wordpress.com/1250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/yannickrumpala.wordpress.com/1250/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/yannickrumpala.wordpress.com/1250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/yannickrumpala.wordpress.com/1250/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/yannickrumpala.wordpress.com/1250/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/yannickrumpala.wordpress.com/1250/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1250&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Les enjeux de la consommation engagée</media:title>
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		<title>Science-fiction et science politique (suite)</title>
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		<pubDate>Tue, 22 Mar 2011 16:02:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yrumpala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction et théorie politique]]></category>
		<category><![CDATA[futur]]></category>
		<category><![CDATA[réflexion]]></category>
		<category><![CDATA[science-fiction]]></category>

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		<description><![CDATA[J’avais terminé le billet précédent par un exemple (celui des enjeux politiques du développement des « intelligences artificielles »), qui n’était qu’une proposition parmi une multitude de croisements envisageables. Une fois acceptée l’idée que le registre de la science-fiction peut être une manière de signaler et de saisir des enjeux philosophiques ou politiques nouveaux ou négligés, les [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1215&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">J’avais terminé le billet précédent par un exemple (celui des enjeux politiques du développement des « intelligences artificielles »), qui n’était qu’une proposition parmi une multitude de croisements envisageables. Une fois acceptée l’idée que le registre de la science-fiction peut être une manière de signaler et de saisir des enjeux philosophiques ou politiques nouveaux ou négligés, les possibilités de croisement peuvent être multiples. Et de fait, on peut repérer quelques signes de frémissements intellectuels qui esquissent d’autres tentatives de croisement. C’est le cas par exemple pour les enjeux liés au « développement durable », et le sujet, comme <a href="http://yannickrumpala.wordpress.com/2010/10/07/les-habits-discursifs-du-developpement-durable/" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong>autre pan de mes recherches</strong></span></a>, m’intéresse forcément, notamment pour la manière dont  les responsabilités des communautés humaines, en passant par ces enjeux, sont réassociées aux conditions de leurs futurs potentiels. À l&#8217;Université du Québec à Montréal (UQAM), la Chaire de responsabilité sociale et de développement durable, parmi ses projets de recherche, en a amorcé un qui vise à mobiliser la science-fiction pour y trouver les inspirations permettant de dessiner les traits de sociétés alternatives capables de résoudre les défis écologiques. À partir des ressources documentaires rassemblées, le <a href="http://www.crsdd.uqam.ca/Pages/grsf.aspx" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong>groupe de recherche</strong></span></a> monté pour cela affiche pour ambition de « repérer des œuvres de science fiction, qu’il s’agisse de romans ou de films principalement, qui explorent le fonctionnement d’une société post-écologique, c’est-à-dire d’une société aux prises avec des dérèglements environnementaux majeurs, dans le but de les analyser et d’en discuter pour dégager quelques grands scénarios […] ».</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.global-catastrophic-risks.com/about.html"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1217" title="Global Catastrophic Risks" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/03/global-catastrophic-risks.jpg?w=100&#038;h=150" alt="" width="100" height="150" /></a>Plus largement, il est d’ailleurs intéressant de voir comment des institutions universitaires sont en train d’investir les enjeux de prise en charge du futur. Au sein de l’Université d’Oxford existe depuis fin 2005 un <strong><em><a href="http://www.fhi.ox.ac.uk/" target="_blank"><span style="color:#0000ff;">Future of Humanity Institute</span></a></em></strong>. Cet institut de recherche, rattaché à la <em>James Martin School for the 21st Century</em>, s’est donné pour mission d’étudier la manière dont les technologies futures pourraient affecter la condition humaine, autant du point de vue des potentialités ouvertes que des risques envisageables. Il s’est ainsi positionné sur quatre axes programmatiques, potentiellement lourds en implications : les risques catastrophiques globaux, les capacités humaines augmentées, l’épistémologie appliquée, les technologies du futur. Ce qui l’amène donc aussi à croiser et utiliser des thématiques de science-fiction. À ma connaissance, et même si les thèmes de recherche peuvent être discutés du point de vue de leurs postulats et orientations philosophiques, il n’y a pas en France d’équivalent universitaire et multidisciplinaire.</p>
<p style="text-align:justify;">À défaut de pouvoir trouver un tel équivalent, on peut au moins signaler un lieu de réflexion apparemment plus modeste, mais très stimulant, notamment dans sa façon d’intégrer la science-fiction. Ce sont les Journées Interdisciplinaires « Sciences et Fictions », auxquelles j’ai eu la chance de participer, et qui ont lieu chaque printemps à Peyresq, petit village des Alpes de Haute-Provence, grâce au soutien l&#8217;Institut Robert Hooke de culture scientifique de l&#8217;Université de Nice. Comme l’explique la <a href="http://revel.unice.fr/symposia/scetfictions/index.html?id=157" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong>page de présentation</strong></span></a> : « L’ambition des Journées Sciences et Fictions est d’accompagner la formation de cette jeune communauté française de recherches sur la science-fiction, en lui offrant un rendez-vous périodique permettant à ses membres confirmés de se retrouver dans le cadre authentiquement interdisciplinaire indispensable à ce domaine transversal, et aux plus jeunes de dépasser le sentiment de marginalité et d’isolement qu’ils éprouvent encore trop souvent ». Les prochaines Journées « Sciences et Fictions » (les cinquièmes), qui se tiendront cette année du 10 au 13 juin 2011, auront pour thème la planète Mars (et tout ce qui peut aller avec : voyage, exploration, colonisation, rencontres, terraformation…).</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RAI_040_0097"><img class="alignleft size-thumbnail wp-image-1219" title="« Ce que la science-fiction pourrait apporter à la pensée politique »" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/03/raisons-politiques-nc2b0-401.gif?w=98&#038;h=150" alt="« Ce que la science-fiction pourrait apporter à la pensée politique »" width="98" height="150" /></a>En tout cas, même si ces initiatives paraissent encore éparses, elles partagent au moins un trait commun : celui de prendre au sérieux la science-fiction comme territoire de réflexion, encore largement ouvert à celles et ceux prêts à faire l&#8217;effort d&#8217;aller y chercher une autre forme d’appui intellectuel. Et pas seulement spéculatif ! Reste à souhaiter que le mouvement se poursuive, car il va certainement falloir trouver des moyens de réfléchir mieux et par anticipation aux tendances lourdes (croissance démographique, urbanisation, contraintes écologiques, densification technique&#8230;) qui orienteront d’une manière ou d’une autre l’avenir humain et planétaire. Ce souffle d&#8217;inspiration sera forcément utile&#8230;</p>
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<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/yannickrumpala.wordpress.com/1215/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/yannickrumpala.wordpress.com/1215/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/yannickrumpala.wordpress.com/1215/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/yannickrumpala.wordpress.com/1215/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/yannickrumpala.wordpress.com/1215/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/yannickrumpala.wordpress.com/1215/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/yannickrumpala.wordpress.com/1215/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/yannickrumpala.wordpress.com/1215/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/yannickrumpala.wordpress.com/1215/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/yannickrumpala.wordpress.com/1215/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/yannickrumpala.wordpress.com/1215/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/yannickrumpala.wordpress.com/1215/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/yannickrumpala.wordpress.com/1215/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/yannickrumpala.wordpress.com/1215/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1215&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Global Catastrophic Risks</media:title>
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			<media:title type="html">« Ce que la science-fiction pourrait apporter à la pensée politique »</media:title>
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		<title>Science-fiction et science politique</title>
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		<pubDate>Fri, 18 Feb 2011 15:38:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yrumpala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Science-fiction et théorie politique]]></category>
		<category><![CDATA[futur]]></category>
		<category><![CDATA[intelligences artificielles]]></category>
		<category><![CDATA[pensée politique]]></category>
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		<description><![CDATA[Certains pourront trouver le rapprochement surprenant, mais il est possible de combiner les deux, de nourrir l’une avec l’autre. La preuve avec un article (« Ce que la science-fiction pourrait apporter à la pensée politique ») qui vient de paraître dans le dernier numéro (n° 40, novembre 2010) de la revue Raisons politiques. L’idée de départ du texte, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1201&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Certains pourront trouver le rapprochement surprenant, mais il est possible de combiner les deux, de nourrir l’une avec l’autre. La preuve avec un article (« Ce que la science-fiction pourrait apporter à la pensée politique ») qui vient de paraître dans le dernier numéro (n° 40, novembre 2010) de la revue <a href="http://www.cairn.info/resume.php?ID_ARTICLE=RAI_040_0097" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong><em>Raisons politiques</em></strong></span></a>. L’idée de départ du texte, que j’avais eu l’occasion de présenter lors d’un colloque sur « Comment rêver la science-fiction à présent ? » à Cerisy-la-Salle en juillet 2009 (texte encore disponible <a href="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2009/07/rumpala-la-science-fiction-comme-avant-garde-_cerisy-2009_1.pdf" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong><em>ici</em></strong></span></a> dans sa version originale), était liée à l’impression qu’il y avait tout un espace laissé malheureusement vacant : il s’agissait ainsi non seulement de montrer qu’il existe des passerelles entre science-fiction et réflexion philosophico-politique, mais aussi que ces passerelles sont largement sous-exploitées.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Acceleration-9782707154828.html"><img class="alignleft size-full wp-image-1203" title="Rosa - Acceleration" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/02/rosa-acceleration.jpg?w=510" alt=""   /></a>J’avais aussi entamé cette réflexion parce que j’ai tendance à penser que ma discipline de rattachement, la science politique, est entrée dans une zone de rendements décroissants. Elle donne le sentiment de ne plus être vraiment capable d’appréhender les courants qui orientent en profondeur les évolutions du monde contemporain, notamment pour ce qui touche aux facteurs technoscientifiques. Quand l’époque semble être à l’accélération, pour reprendre le titre d’un récent livre du sociologue allemand Hartmut Rosa (<strong><em>Accélération. Une critique sociale du temps</em></strong>, La Découverte, 2010), autrement dit quand tout semble aller plus vite, l’enjeu est de pouvoir garder des prises intellectuelles, justement pour éviter de se retrouver emporté sans capacité de réagir. Et, de fait, semble s’accumuler une masse de questions qu’il est devenu difficile de penser au présent, avec des bases de réflexion de moins en moins adaptées.</p>
<p style="text-align:justify;">C’est pour ces raisons que la recherche d’autres bases de réflexion ne devrait pas ignorer la littérature de science-fiction et devrait même prendre la peine d’aller au-delà de la dimension la plus apparente, la dimension narrative (même si cette dernière reste bien entendu une composante essentielle du plaisir de lecture). Par ses montages spéculatifs, ce continent littéraire en extension continuelle peut être aussi un support et un vecteur de réflexivité collective. Dans l’article, je pars ainsi de l’hypothèse que la science-fiction représente une façon de ressaisir le vaste enjeu du changement social, et derrière lui celui de ses conséquences et de leur éventuelle maîtrise. La science-fiction offre des terrains et des procédés pour s’exprimer sur des transformations plus ou moins profondes, plus précisément sur les trajectoires que ces transformations semblent pouvoir prendre. En considérant cette forme d’expression artistique comme un travail de problématisation, l’article propose donc d’examiner comment l’appréhension du changement social est travaillée par cette médiation littéraire, et surtout de montrer comment cette appréhension pourrait nourrir des réflexions relevant d’une forme de pensée politique. En l’occurrence, pour dégager la portée de cette base fictionnelle, ce lien entre l’expression artistique et ses potentiels prolongements politiques est mis à l’épreuve en explorant des courants généralement considérés comme porteurs de positions engagées : en particulier, pour reprendre les étiquettes en vigueur, le cyberpunk et postcyberpunk (exubérance technologique sur fond de néo-féodalisme économique et de déglingue sociale), le biopunk (variante autour de l’ingénierie génétique et des biotechnologies), la fiction spéculative et l’anticipation sociale.</p>
<p style="text-align:justify;">Repris dans cette perspective croisée, voilà en effet un matériau qui ne demande qu’à être employé, recomposé, approfondi. Évidemment qu’on ne peut pas dire ce que sera l’avenir. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faut être réduit à penser qu’on ne peut rien en dire. Parce qu’elle permet d’ouvrir les cadres de l’imagination, la science-fiction peut aussi être exploitée comme un réservoir d&#8217;expériences potentielles aidant à réfléchir sur les avenirs possibles et leurs conditions de réalisation.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://www.belial.fr/iain-m-banks/l-essence-de-l-art"><img class="alignleft size-full wp-image-1206" title="Banks - L'essence de l'art" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2011/02/banks-lessence-de-lart.jpg?w=510" alt=""   /></a>J’avais par exemple commencé à me servir d’une partie de l’œuvre de l’écrivain écossais Iain M. Banks, celle du « cycle de la Culture », pour montrer comment on peut tirer profit de ce type de croisement entre les réflexions. Dans un <a href="http://yannickrumpala.wordpress.com/2009/10/02/lanarchie-dans-un-monde-de-machines/" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong><em>billet exploratoire</em></strong></span></a>, j’avais pris cette série de livres comme un moyen de réfléchir aux effets politiques que pourrait avoir le développement d’« intelligences artificielles ». Dans quelle mesure peut-il devenir utile de reprendre une hypothèse où, comme dans ces romans, une part importante de la vie collective serait assurée par ces « acteurs » pas forcément visibles, mais devenus incontournables ? Des décisions (et lesquelles) peuvent-elles être confiées à des machines « intelligentes » ? Que peut-il se passer si ce type de machine devient capable d’apprendre de manière quasi autonome en échangeant des expériences, comme dans le projet <a href="http://www.roboearth.org/" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong><em>RoboEarth</em></strong></span></a> de l’Institut fédéral suisse de technologie (ETH) de Zurich, qui, grâce au soutien financier de l’Union européenne, prévoit de donner aux futurs robots à la fois une base de données évolutive et un réseau de partage des connaissances acquises, à la manière des encyclopédies collaboratives sur Internet ? L’avancée des systèmes informatiques, leur rapprochement avec les recherches en nanotechnologies et sciences cognitives, peuvent-ils se poursuivre jusqu’à produire des machines changeant profondément non seulement l’environnement technique, mais aussi l’ordre politique ? Jusqu’où la pénétration de ces assemblages technologiques serait-elle alors susceptible de modifier les fonctionnements institutionnels, par exemple en amenant de nouvelles capacités de planification ? Comment se reconfigureraient les rapports de pouvoir ? Jusqu’au point de les faire disparaître, grâce à l’appui bienveillant de ces « intelligences artificielles », comme dans la forme de civilisation avancée que dépeint Iain M. Banks avec la « Culture » ? J’essaye de prolonger cette réflexion et j’aurai probablement l’occasion d’en présenter la suite dans les mois qui viennent, et notamment dans des cadres plus universitaires (normalement à la 6<sup>e</sup> Conférence « <a href="http://www.inter-disciplinary.net/critical-issues/cyber/visions-of-humanity/" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong><em>Visions of Humanity in Cyberculture, Cyberspace, and Science Fiction</em></strong></span></a> » à l’Université d’Oxford en juillet prochain).</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/yannickrumpala.wordpress.com/1201/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/yannickrumpala.wordpress.com/1201/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/yannickrumpala.wordpress.com/1201/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/yannickrumpala.wordpress.com/1201/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/yannickrumpala.wordpress.com/1201/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/yannickrumpala.wordpress.com/1201/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/yannickrumpala.wordpress.com/1201/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/yannickrumpala.wordpress.com/1201/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/yannickrumpala.wordpress.com/1201/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/yannickrumpala.wordpress.com/1201/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/yannickrumpala.wordpress.com/1201/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/yannickrumpala.wordpress.com/1201/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/yannickrumpala.wordpress.com/1201/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/yannickrumpala.wordpress.com/1201/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1201&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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		<title>La médiation artistique comme autre voie d’exploration politique des réseaux</title>
		<link>http://yannickrumpala.wordpress.com/2010/12/05/la-mediation-artistique-comme-autre-voie-d%e2%80%99exploration-politique-des-reseaux/</link>
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		<pubDate>Sun, 05 Dec 2010 15:53:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>yrumpala</dc:creator>
				<category><![CDATA[Réseaux et rhizomes]]></category>
		<category><![CDATA[art contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>
		<category><![CDATA[réseaux]]></category>

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		<description><![CDATA[Dans un article paru dans Raison publique, j’avais écrit sur le potentiel politique d’une appréhension de nos sociétés par leurs réseaux, et plus précisément par leur traçage au sens propre du terme. J’ai découvert, mais a posteriori, l’œuvre de l’artiste américain Mark Lombardi, qui m’a forcément intéressé parce qu’il a tenté d’explorer, à sa manière, [...]<img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1106&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align:justify;">Dans un article paru dans <strong><a title="Connaissance et praxis des réseaux comme projet politique" href="http://www.raison-publique.fr/La-connaissance-et-la-praxis-des.html" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><em>Raison publique</em></span></a></strong>, j’avais écrit sur le potentiel politique d’une appréhension de nos sociétés par leurs réseaux, et plus précisément par leur traçage au sens propre du terme. J’ai découvert, mais <em>a posteriori</em>, l’œuvre de l’artiste américain Mark Lombardi, qui m’a forcément intéressé parce qu’il a tenté d’explorer, à sa manière, les « <a title="Mark Lombardi: Global Networks" href="http://www.flashpointmag.com/cplombard.htm"><span style="color:#0000ff;">réseaux globaux</span></a> » dans lesquels s’interpénètrent les milieux politiques et financiers.</p>
<p style="text-align:justify;">L’idée qui guide son travail est en effet de représenter de manière stylisée des espèces de récits visuels, de structures narratives, sous forme de points et de flèches reliant des noms, des événements, des transferts financiers. Je mets ci-dessous quelques exemples, en étant bien conscient qu’un tel travail est difficile à rendre sur l’écran d’un blog, compte tenu des tailles originales des œuvres.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2010/12/lombardi-oliver-north-lake-resources-of-panama-and-the-iran-contra-operation.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1109" title="Lombardi - Oliver North, Lake Resources of Panama, and the Iran-Contra Operation" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2010/12/lombardi-oliver-north-lake-resources-of-panama-and-the-iran-contra-operation.jpg?w=510" alt=""   /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Même si ce travail artistique ne recherche pas la même rigueur scientifique que les graphes de la <em>network analysis</em>, plus conforme aux canons des sciences sociales, il est loin pour autant d’être dénué d’intérêt sociologique et il a aussi une certaine puissance d’évocation. Une des œuvres de Mark Lombardi, réalisée en 1999, a notamment pris un relief particulier après les attentats du 11 septembre 2001. Intitulée « George W. Bush, Harken Energy, and Jackson Stephens c. 1979-90 (5<sup>th</sup> version) », elle essayait en effet de retracer une affaire plus ancienne et, en plus de certains intérêts des milieux pétroliers, donnait par la même occasion à voir des liens qui rapprochaient les familles Bush et Ben Laden.</p>
<p style="text-align:justify;"><a href="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2010/12/lombardi-george-w-bush-harken-energy-and-jackson-stephens-c-1979-90.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-1107" title="Lombardi - George W. Bush, Harken Energy, and Jackson Stephens c. 1979-90" src="http://yannickrumpala.files.wordpress.com/2010/12/lombardi-george-w-bush-harken-energy-and-jackson-stephens-c-1979-90.jpg?w=510&#038;h=194" alt="" width="510" height="194" /></a></p>
<p style="text-align:justify;">Le lecteur intéressé trouvera une brève présentation de cette forme de réflexion et d’expression artistique dans un article de Laurent Jeanpierre récemment paru dans le n° 759-760 de la revue <a title="Critique n° 759-760" href="http://www.leseditionsdeminuit.com/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=2645" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong><em>Critique</em></strong></span></a>. L’article (« Manières de faire des graphes ») signale aussi d’autres artistes ou groupes d’artistes qui rejoignent le même genre d’inspiration et tentent de déployer d’autres représentations cartographiques, potentiellement stimulantes par les réflexions critiques et politiques qu’elles peuvent contenir et enclencher. On peut du reste se demander dans quelle mesure Mark Lombardi (l&#8217;artiste est décédé en mars 2000) aurait pu avoir envie de se saisir de révélations comme celles contenues dans le dernier flux de fuites diplomatiques de WikiLeaks, puisque ces révélations sont dans l&#8217;actualité.</p>
<p style="text-align:justify;">Une incitation en tout cas à garder un œil sur l’« art contemporain » comme façon de réfléchir sur le monde tel qu’il va (à l’heure d’ailleurs où Sciences Po Paris tente de faire le même genre de choses, de manière plus institutionnelle, avec sa très latourienne <a title="SPEAP" href="http://speap.sciences-po.fr/" target="_blank"><span style="color:#0000ff;"><strong>École des Arts Politiques</strong></span></a><span style="color:#0000ff;"><strong></strong></span>).</p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/yannickrumpala.wordpress.com/1106/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/yannickrumpala.wordpress.com/1106/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godelicious/yannickrumpala.wordpress.com/1106/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/delicious/yannickrumpala.wordpress.com/1106/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gofacebook/yannickrumpala.wordpress.com/1106/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/facebook/yannickrumpala.wordpress.com/1106/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gotwitter/yannickrumpala.wordpress.com/1106/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/twitter/yannickrumpala.wordpress.com/1106/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gostumble/yannickrumpala.wordpress.com/1106/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/stumble/yannickrumpala.wordpress.com/1106/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/godigg/yannickrumpala.wordpress.com/1106/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/digg/yannickrumpala.wordpress.com/1106/" /></a> <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/goreddit/yannickrumpala.wordpress.com/1106/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/reddit/yannickrumpala.wordpress.com/1106/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=yannickrumpala.wordpress.com&amp;blog=4602522&amp;post=1106&amp;subd=yannickrumpala&amp;ref=&amp;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
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			<media:title type="html">Lombardi - Oliver North, Lake Resources of Panama, and the Iran-Contra Operation</media:title>
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